Les astuces d’Estelle pour rechercher un job en Suède, en Suisse et à Singapour

©AnnaClick-Darrigade-60Estelle a vécu et travaillé en France, en Suède, en Suisse et à Singapour. Le fil conducteur de sa carrière entre tous ces pays est le « business developpement ». Chaque démission a été l’occasion pour elle de se remettre en question, de prendre du recul et d’avoir l’opportunité de s’orienter vers ce qu’elle souhaitait ou du moins de le tenter.

Dans cette interview, elle nous partage ses astuces pour trouver un emploi dans les 3 pays où elle a pu poursuivre sa carrière, qui a démarré en France.

Astuce#1: Dans chacune des 3 destinations, c’est le réseau qui m’a permis de trouver un emploi.

Que ce soit en Suède, en Suisse ou à Singapour, c’est grâce au réseau que j’ai trouvé un job. Sans exception! D’ailleurs dans mon métier actuel (je dirige le departement recrutement-HR de la Chambre de Commerce francaise de Singapour), je l’expérimente tous les jours. Sans cela, rien ne fonctionne. Même en passant par un cabinet (qualitatif évidemment), le réseau a son importance!

Je pars du principe que dans le networking, il faut semer des graines et les laisser grandir (ou sinon elles s’arrêteront d’elles-mêmes). En Suède comme à Singapour les rencontres ont provoqué mon destin:

  • En Suède, une baby sitter m’a parlé d’un poste dont on lui avait parlé. Je lui ai dit que cela m’interessait. J’ai contacté l’entreprise qui recrutait et un 15 août c’était signé.
  • En Suisse, j’ai anticipé mon arrivée en en parlant à quelques anciennes connaissances qui habitaient en Suisse. Le bouche à oreille a fonctionné!
  • A Singapour, j’ai assisté à un atelier et j’ai rencontré une personne qui avait monté une société dans le domaine où je souhaitais travailler. Et là, je me suis dit: « C’est possible! Il faut que j’ose ».
  • Enfin toujours à Singapour, lors d’un déjeuner, une connaissance me parlait de son épanouissement à avoir rejoint le milieu de l’entreprise après avoir été freelance. Cela m’a ouvert les yeux. Et les opportunités se sont présentées. J’avais certes déjà un réseau établi dans le pays et le domaine où je souhaitais aller. Mais mes shakras ont du s’ouvrir 🙂

N’hésitez pas à anticiper votre venue en prenant des contacts dans votre futur lieu de vie. Cela peut donner un vrai coup de pouce à votre recherche!

Astuce #2: Astuce spécifique pour la Suède

J’ai trouvé un poste de chargé de mission pour un bureau de représentation d’une banque francaise. Je menais des missions de prospection à différents niveaux pour des clients basés en France et potentiellement intéressés par un ou plusieurs des 7 pays dont je m’occupais (baltes+nordiques).

Ce n’était pas mon coeur de métier. En revanche, l’envie de travailler était très importante. J’ai été curieuse et suis restée ouverte aux opportunités.
A l’époque, 2007-2011, parler anglais était fondamental. J’ai pris des cours de suédois ce qui m’a aidé a mieux appréhender certaines relations professionnelles. Si nous avions décidé de nous installer sur du long terme, il aurait fallu que je continue à apprendre le suédois.
Astuce #3: Astuce spécifique à la Suisse

En Suisse, j’en ai profité pour faire un changement de carrière et aller vers ce qui « m’attirait »: les RH et plus particulièrement le recrutement. J’ai donc travaillé en tant que consultante en recrutement pour un cabinet de recrutement spécialisé. Et j’ai monté le business recrutement qui n’existait pas alors.

En Suisse francophone, j’ai trouvé que la confiance est importante dans les relations professionnelles. Avoir le bon visa aide évidemment… Et il faut aussi rassurer les employeurs sur le fait que vous êtes là pour un certain temps.
Les certifications professionnelles sont très valorisées en Suisse.
Concernant les langues: il faut parler anglais et français pour la partie francophone, évidemment l’allemand pourra être un gros plus mais n’est pas toujours requis.
Astuce #4: Astuce spécifique à Singapour

A Singapour, j’ai souhaité faire un focus encore plus précis sur ce que j’aimais:  l’accompagnement des conjoints en recherche d’emploi à l’étranger. Je commençais à bien maîtriser le sujet tant à titre personnel qu’à titre professionnel.

Puis, au bout de 2 ans, j’ai eu le gout de retrouver une équipe, l’appartenance à un groupe. La solitude de l’entrepreneur ne me convenait plus vraiment malgré la richesse de cette aventure! J’ai alors eu l’opportunité de travailler au sein de la Chambre de Commerce francaise de Singapour. J’y dirige aujourd’hui le département recrutement-HR. Voici quelques astuces que je peux vous partager:

  • toute experience en lien avec l’Asie (relation professionnelle, langues, supervision…)  est à mettre en avant sur le CV.
  • votre CV doit être adapté au marché singapourien
  • enfin, comme je le disais précédemment, le réseau fonctionne bien à Singapour, d’autant plus grâce à LinkedIn. D’où l’importance d’avoir un profil mis à jour et de savoir optimiser ce type de networking
Astuce #5: Maitriser l’anglais

L’anglais a été une condition sinequanon dans tous mes postes.

Concernant d’autres langues:
  • à Singapour, je n’ai pas appris le mandarin, peut-être à tort?! Pour le moment, je n’en ai pas l’utilité, même si je sais que ce serait un vrai boost pour mon profil.
  • en Suède, j’ai pris des cours de suédois: nécessaire pour certains côtés de la vie quotidienne et cela me permettait dans mon travail de lire et travailler avec les marchés nordiques.
Astuce #6: S’écouter et se challenger pour faire ce qu’on aime

Pour que ces expériences soient des réussites, je dirai qu’il faut:

  • rechercher un job dans ce qu’on aime, tout en prenant en compte ses contraintes,
  • vivre plein d’expériences en étant curieux,
  • se challenger et ne pas se reposer sur ses lauriers,
  • oublier sa zone de confort (que l’on retrouve régulièrement quand même…),
  • être ouvert à vivre des choses nouvelles en permanence,
  • avoir envie d’apprendre (par exemple , je suis repartie sur une formation de 6 mois pour etre certifiée coach en leadership).
  • accepter qu’il y ait des moments difficiles et douloureux. Oui il y en a eu, mais ce sera un autre sujet d’article 🙂