Les astuces d’Anne pour trouver un job salarié au Vietnam, Turkmenistan et Hong Kong

Anne LuongAnne Luong est une multi expatriée depuis plus de 10 ans : Vietnam, Turkménistan, Hongkong, Qatar. Elle partage avec vous ses astuces pour trouver un job salarié.

Astuce #1: Prendre le temps d’identifier ses priorités (perso et pros) lors de son installation

Lors de mes premières expatriations, il m’est arrivé de me se sentir vite débordée car je voulais vite trouver un travail. J’avais cette envie, ce besoin que tout soit vite mis en place pour découvrir notre nouvelle vie. Mais selon les pays, la période d’installation est différente. Se sentir bien chez soi et se familiariser avec son nouvel environnement est primordial pour prendre ses marques et partir du bon pied.

Avec nos multi-déménagements, j’ai appris à mieux m’organiser, à savoir être patiente et s’installer «Step by Step». Ainsi, j’ai pris l’habitude de créer des check-lists de priorités à faire avant et après le déménagement. Selon les pays et notre situation personnelle, ces check-lists changent et s’adaptent. Elles me permettent de ne rien oublier, de planifier mes premiers mois d’installation et aussi de me fixer des objectifs.

A partir du moment où j’ai eu mes enfants, la check-list s’est évidemment allongée. Même si avoir une carrière professionnelle reste une priorité pour moi, j’ai toujours pris le temps de bien installer ma famille avant tout. Je prends entre 3 à 6 mois pour installer la famille. Quand tout est en place, que le moyen de garde des enfants est organisé, je suis alors plus sereine et prête pour ma recherche de travail.

Cependant, cela ne m’a pas empêché de commencer à faire certaines recherches en amont, voire même d’anticiper ma rechercher avant même mon arrivée. Mes priorités ont changé avec le temps. A chacune de définir ses besoins.

Astuce #2: Le réseau, le réseau, et encore le réseau

Dans chacun des trois pays où j’ai occupé un emploi salarié, c’est grâce au réseau que j’ai trouvé ! Le réseautage est plus qu’un outil pour trouver un emploi, c’est une étape indispensable après avoir mis à jour son CV. Cela comprend aussi de mettre à jour son profil LinkedIn et contacter la communauté expatriée francophone.

Que ce soit au Vietnam, au Turkménistan, à Hong Kong et aujourd’hui au Qatar, la communauté francophone vous permettra toujours de rebondir. Que ce soit pour trouver directement le job de vos rêves ou simplement vous donner de précieux conseils sur les mœurs et coutumes du pays.

Développer son réseau, ce n’est pas seulement participer aux réunions et évènements professionnels de votre ville. Mais c’est aussi savoir s’intégrer dans la communauté. Ne restez pas derrière votre écran. Allez rencontrer la communauté expatriée.

Quand je suis arrivée à Hong Kong, la communauté francophone est si grande que dans certains quartiers de la ville, on se croirait presque à Paris. On y entend parler français à chaque coin de rue. C’est d’ailleurs ainsi que j’ai décroché le poste de mes rêves. Tout simplement dans un bus, en sympathisant avec une franco-polonaise. Il s’avérait que son mari recherchait à remplacer le responsable pays. De fil en aiguille, mon CV a été transmis au siège aux Etats-Unis.

Tisser son réseau, c’est savoir communiquer, échanger, rencontrer que ce soit online ou offline. Le réseautage online via LinkedIn vous permettra notamment de faire des recherches avant même d’arriver dans votre nouveau pays d’accueil.

Astuce #3: Ne plus avoir peur d’être nomade. 

Grâce à ces expatriations, j’ai eu l’opportunité d’obtenir des postes à responsabilité et j’ai pu développer mes compétences: en management, dans le marketing ou en gestion de projet. J’ai aussi travaillé dans des secteurs d’activité très variés (gastronomie, immobilier, jouets et objets souvenirs). J’ai eu la chance de rebondir à chaque nouvelle expatriation et d’avoir trouver de belles opportunités.

On peut penser que ce nomadisme professionnel peut faire peur à certains recruteurs. Détrompez-vous, n’ayez pas peur de mettre en avant vos diverses expériences.

En effet, être un multi-expatrié et avoir réussi à travailler dans plusieurs pays ne valorisera pas seulement votre capacité à vous adapter mais aussi votre ouverture d’esprit et votre combativité. Il faut savoir rester cohérent dans votre projet professionnel et garder un fil conducteur.

Aujourd’hui les sociétés sont de plus en plus ouvertes à des profils atypiques, il est fini le temps où l’on restait 30 ans dans la même société. Alors assumez votre différence et valorisez-la.

Installée au Qatar depuis Septembre 2017, je ne souhaite plus devenir salariée cette fois-ci car je travaille sur un autre projet. Cependant, je reste toujours active et il m’est arrivé de refuser des propositions de poste.

Astuce #4: Avoir conscience que ses compétences sont reconnues et recherchées

A notre arrivée à Hong Kong, j’appréhendais un peu de découvrir le marché du travail hong-kongais. J’avais des doutes sur mes compétences et mon parcours professionnel car Hong Kong est un pays bien plus développé que le Vietnam et que le Turkménistan.

J’ai vite repris confiance en moi quand j’ai décroché mes premiers entretiens. Après deux mois de recherche intense, j’ai rejoins l’équipe marketing d’une marque de jouets éducative américaine en tant que Merchandising and Marketing Manager Asie. C’était un poste comme je les aime, avec des challenges et des responsabilités.

Astuce #5: Avoir un visa de travail au Vietnam, Turkménistan et Hong Kong, c’est possible!

Dans chacun de ces 3 pays, j’ai pu obtenir un job et la question du visa n’a pas été un obstacle. Au Vietnam, j’ai obtenu via mon entreprise un visa de travail. Au Turkménistan et à Hong Kong, mon visa famille ou le «dependant visa» me permettait de travailler facilement, c’est d’ailleurs un avantage comparé à d’autres candidat. Il vous permet d’être opérationnel immédiatement. N’hésitez pas à le mettre en avant sur votre CV. Renseignez vous auprès des administrations locales car les législations en terme de visa peuvent changer !

Astuce #6: En Asie du Sud-Est, reformuler sans cesse pour éviter les quiproquos

C’est bien connu, en expatriation, la communication peut être biaisée selon les us et coutumes des pays. Il est important de comprendre les différences de management selon les régions du monde. Par expérience, en Asie du Sud-est, il faut savoir reformuler, prendre le temps d’expliquer pour être sûr que votre interlocuteur a bien compris sa mission. Pour bien faire, ils ne diront pas « non » ; et leur oui ne veut pas dire « oui j’ai compris, je vais m’exécuter » mais « oui j’ai bien entendu ».

Ces différences d’attitude varient selon les régions du monde, cultures, postes dans les entreprises mais il est important de se renseigner. Des sites internet, des groupes Facebook, des revues ou bien des personnes travaillant sur place peuvent vous faciliter grandement la période d’adaptation et d’insertion dans le milieu du travail.

Astuce #7: Savoir parler l’anglais dans un contexte pro

Par chance, dans chacun de mes pays d’accueil, parler anglais était suffisant pour travailler. Je n’ai pas eu besoin d’apprendre les langues locales.

L’anglais a donc été un incontournable dans chacun de mes recrutements. Pour ceux qui ne se sentent pas suffisamment à l’aise, c’est un préalable qui me semble nécessaire avant toute recherche de travail. N’hésitez pas à prendre des cours pour vous remettre à niveau, conversez, regardez la télé en anglais. Il n’y a pas de formule magique à part la pratique.

Bonus : n’oubliez pas d’apprendre quelques notions de la langue de votre pays d’accueil, cela facilitera toujours les rapports avec les locaux !

Astuce #8: Un mini CV sur une carte de visite

La culture de l’échange des cartes de visite est très connue en Asie. Alors, créez votre carte de visite avec votre mini CV. L’important est de se faire connaître et de se démarquer des autres. Grâce à votre carte de visite, il sera bien plus simple pour les recruteurs de vous identifier. Elles vous seront utiles lors des évènements networking, salon, café rencontre de votre ville. De plus, en donnant votre carte à votre interlocuteur vous êtes sûrs de récupérer un maximum de carte de visite en retour. Et cela facilite la première approche!

 

Pour en savoir sur le parcours d’Anne Luong

  • Plus de 10 ans d’expatriation au compteur
  • Diplômée d’école de commerce
  • 1er départ en février 2007 au Vietnam à Ho Chi Minh City
    • Elle était l’expatriée et son conjoint était « le conjoint-suiveur »
    • Elle a occupé un poste de Sales and Marketing Manager pour un groupe français dans le Fine Food en contrat local +
    • Puis elle est devenue Marketing and Sales Manager pour une société canadienne dans l’immobilier: en charge de la communication et de la promotion de projets immobiliers.
  • Direction Turkménistan en Janvier 2012.
    • Elle a occupé un poste en communication interne dans la même société que son conjoint – objectif: continuer de travailler même si le poste ne collait pas totalement à ses attentes
  • Décembre 2012, départ pour Hong Kong
    • Elle a rejoint l’équipe marketing d’une marque de jouets éducative américaine en tant que Merchandising and Marketing Manager Asie
    • Elle a ensuite décroché un poste de Directrice de la Branche Hong Kong r un partenaire de Disneyland Hong Kong
  • Aujourd’hui, elle vit au Qatar
    • elle planche sur son projet nomade, en partageant son expérience et en proposant des solutions aux conjoints d’expatriés pour devenir indépendant.
    • Le lancement officiel est prévu pour la fin d’année 2017. A suivre !