Au secours je cherche mon projet et j’ai le moral en tire-bouchon

Young girl with glasses is very afraid. Deep fear conceptEn partant en expatriation, on abandonne ses vieux habits, on découvre un nouvel environnement, on se réinvente. Il est souvent nécessaire de trouver un nouveau projet professionnel, de lancer une entreprise ou de se redessiner une nouvelle vie. Corinne Tucoulat le souligne souvent, cela s’accompagne d’une période de montagnes russes émotionnelles.

Comme chaque semaine, pendant nos formations et nos accompagnements chez Expat Communication, j’ai pu écouter des témoignages d’expatriés et, je me suis dit que la gestation d’un projet suscite autant d’instabilité qu’une grossesse. Et pour cause !

Ce que j’ai entendu cette semaine?

  • C’est quand même hallucinant que je ne sois pas capable de savoir ce que je veux !
  • C’est trop cool, j’ai rendez-vous avec un gars qui connaît quelqu’un qui travaille avec le boss de L’Oréal ici, je l’ai mon job, je l’ai, je l’ai, je l’ai !
  • Cela fait trois mois que je suis arrivée, je n’ai toujours pas obtenu un entretien ! Je perds mon temps, c’est nul !
  • Je ne me sens pas bien, j’ai mal au cœur et juste envie de dormir.
  • Ce matin à la maison, chacun en a pris pour son grade. Ils sont vraiment difficiles en ce moment !
  • Je suis arrivée chez vous, je riais, maintenant je pleure, et en même temps, je ris. Qu’est-ce qu’il m’arrive ?
  • De toute façon je suis une imposteur, quand j’étais en poste, je faisais illusion mais maintenant ça se voit bien !
  • Ok, je sais bien tout ça, mais au fond de moi, j’ai peur. Peur à en paniquer. Ca me réveille la nuit !
  • Alors, en 2017, je lance ma boîte, en 2018, on a trois filiales, en 2019 on fusionne avec Google ! Mais quand même, … retour au numéro 1.

Bon ok, mis bout à bout, ça fait beaucoup, mais c’est clair qu’une journée avec des expatriés qui cherchent leur projet tient autant des giboulées de mars que des états d’âme des femmes enceintes !

S’occuper de son moral est tout aussi nécessaire que des conseils techniques de recherche d’emploi.

La nature nous offre un bel exemple. Que fait la chenille qui va devenir papillon ? Elle serait une telle proie si elle restait aux yeux de tous, dans les affres de sa mutation! Prudente, elle se mure dans un cocon de soie pour s’y transformer en paix. Chez Expat Communication, nous en avons déduit l’idée du Job Booster Cocoon et nous l’appliquons dans tous nos accompagnements.

En période de transition, de quel type de cocon a-t-on besoin?

  • De support émotionnel
  • De bienveillance et de compliments
  • D’encouragements
  • De sommeil
  • De temps

C’est ce que raconte cette jolie métaphore que m’a raconté une participante du Job Booster Cocoon, certainement une future excellente coach :

« Si on veut accélérer la mutation du papillon, si on ouvre le cocon avant qu’il ne le fasse lui-même, en voulant l’aider, on le tue. Pour casser son cocon, il faut que ses ailes soient fortes. C’est bien fait, la nature, car pour voler, il faut que ses ailes soient fortes aussi. Donc si on casse le cocon avant qu’il n’ait la force de le faire lui-même, il ne peut pas voler et il est en danger».

 

Prendre le temps de murir son projet

Voilà donc un dernier point nécessaire pour tous les papillons qui voudraient voler le plus vite possible de leurs propres ailes en expatriation : la sagesse.

Minute, minute, il faut du temps pour mûrir son projet, affuter ses plans, trouver son énergie, changer de rôle et de posture. On a vu plus haut que bien des symptômes font penser à ceux de la femme enceinte. Il faut 9 mois pour faire un bébé. C’est quasiment incompressible. Il faut plusieurs mois pour mûrir un projet. Et cela ne peut pas se faire sans émotions. Au départ, la gestation d’un projet se fait de façon imperceptible. L’impatience et la nervosité sont des signes de ce travail inconscient. Jusqu’à l’éclosion finale et le triomphant « mais c’est pourtant évident, pourquoi n’y ai-je pas pensé plus tôt! ».

Alors écoutons-nous et respectons notre rythme ! Si nous sommes dans un cadre porteur, inutile de s’impatienter sur notre lenteur, nos peurs, nos doutes.

 

Alix Carnot,

Directrice du pôle Expat Intelligence et Carrières Internationales, Expat Communication

et papillon qui essaie de devenir plus sage 🙂

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