Les huit points cruciaux de votre communication non-verbale à retenir absolument

Group of people waiting for job interview on white backgroundQue ce soit pour un entretien d’embauche, une réunion avec un client, une négociation ou une simple conversation avec un collègue, il est utile, voire hautement recommandé de pouvoir maîtriser et interpréter certains gestes de la communication non-verbale. Caroline Dubois-Legast de What Colour Is Your Communication vous présente les huit points à retenir pour adapter sa communication !

Qu’on le veuille ou non notre « corps parle ». Nos postures, nos gestes, nos vêtements, nos expressions donnent des informations, trahissent notre état d’esprit, révèlent nos émotions. Certains de ces réflexes inconscients, hérités de notre passé de chasseur, sont tenaces et nous échappent. Dans certaines situations, maîtriser vos gestes et lire le langage non-verbal de votre interlocuteur vous donne un avantage : vous décodez, anticipez, ajustez.

Voici les huit points cruciaux liés à la communication non-verbale à retenir absolument :

  1. Votre poignée de main

 Est-elle flasque et moite ou chaleureuse et ferme ? Est-ce qu’elle s’accompagne d’un regard et d’un sourire ou est-elle isolée et évasive et non assumée ? Combien de temps dure-t-elle ? Ce premier contact donne des indications de premier ordre : enthousiasme, envie, intérêt, empathie, supériorité, dédain, etc.

  1. Votre sourire 

 Le sourire est le geste d’ouverture par excellence. C’est un geste de bienvenue, une invitation à l’échange. Il est communicatif. Même dans le cadre de réunions sérieuses et pesantes, le sourire détend l’atmosphère, est apprécié et inspire la confiance. Un vrai sourire, affiché à bon escient, est une arme de séduction constructive. Une arme qui n’a jamais tué personne. Au contraire ! « Les personnes qui sourient ont tendance à manager, enseigner et vendre de façon plus efficace, et ils élèvent des enfants plus heureux. » Dale Carnegie. Ça vaut la peine !

  1. Vos gestes d’auto-réconfort 

En situation de stress, chacun a son petit remède : se toucher le lobe de l’oreille, se frotter les mains l’une à l’autre, dégager la chevelure de son cou, comme pour se donner un coup de frais face à la montée de chaleur associée au stress, ferrailler avec ses boutons de manchette, etc. Pensez à ces gestes, car clairement, lorsqu’ils se manifestent, ils trahissent votre inconfort.

  1. Votre apparence

 Dans certains secteurs, le « dress code » est implicite. Votre apparence traduit votre personnalité, vos intentions, votre ambition. A vous de juger jusqu’où aller ou comment jouer de votre look pour ne pas dénoter et vous décrédibiliser dans votre environnement professionnel. Personnellement, je suis pour l’expression propre et notamment à travers les couleurs. Mais le plus important en milieu professionnel est d’adopter une allure soignée. Car une apparence débraillée, négligée voire sale révèle bien souvent un mal-être intérieur. Des informations à garder privées.

  1. Vos pieds

J’ai été très étonnée d’apprendre que les pieds sont les meilleurs indicateurs de ce qui se trame à l’intérieur. La raison est très simple. S’il est possible de maîtriser certains gestes (éviter de croiser les bras, de se toucher, d’avoir le regard fuyant, etc.), parce qu’on sait qu’ils nous trahissent et que l’on arrive à dompter, on ne va pas jusqu’aux pieds ! Seuls les politiques, conscients d’être scrutés dans leurs moindres gestes sont briefés sur ce point. A tester : vous êtes à un événement de networking, vous voulez vous joindre à un groupe de deux personnes qui échangent. Une des personnes tourne les épaules, comme pour vous accueillir dans la conversation. Les pieds restent statiques : l’accueil est indésiré. Les pieds forment un « L » vous êtes sincèrement bienvenu pour vous joindre à la conversation. Tenez donc vos pieds et ceux de vos interlocuteurs à l’œil !

Prérequis

Cela dit, il serait simpliste d’aller trop vite en besogne. Pour pouvoir décoder et interpréter le langage non-verbal dans le cadre de son activité professionnelle, il faut déployer davantage de subtilité, affûter son sens de l’observation et envisager les interprétations possibles.

  1. La congruence

 En réunion, si vous adoptez une posture de fermeture (bras croisés, pas de sourire, peu de mouvements) en assurant que vous êtes entièrement d’accord, il y a de fortes chances que quelque chose vous dérange. Il y a un décalage entre votre posture et ce que vous dites. Assurez-vous que vos langages verbal et non-verbal parlent à l’unisson. Votre message sera mieux compris, plus crédible, plus aligné. On parle de congruence.

  1. Le changement

 Des bras ou des jambes croisés n’induisent pas systématiquement le refus, le recul ou l’opposition. Ce qui est important ce n’est pas tant d’observer la posture, mais l’évolution de la posture. Des jambes qui se croisent soudainement, une main gauche qui serre l’avant-bras droit, des doigts qui s’entortillent dans un collier alors que jusque-là tranquillement posés sur la table, etc. Ce qui compte, ce sont donc les variations.

  1. Le contexte

Autre précaution d’usage : le contexte et les habitudes corporelles de la personne. Je ne sais pas vous, mais moi, quand j’ai froid, je croise les bras et ça ne veut pas nécessairement dire que je m’oppose à ce qui se discute. De même, j’aime croiser les jambes. Cette position est confortable pour moi et n’est pas porteuse de message.

 

Article réalisé par Caroline Dubois-Legast – What Color is Your Communication

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