Daphné de W. : d’ingénieure industriel à décoratrice d’intérieur

daphne-de-wagheneire-photo1Daphné de W. est belge et canadienne. Après des études d’ingénieur à Montréal, elle est venue en France vivre sa première expatriation.

Dans cet article, elle nous partage son parcours professionnel et comment elle a réalisé sa réinvention professionnelle grâce à l’expatriation : d’ingénieure industriel elle est devenue aujourd’hui décoratrice d’intérieur.

EV : Bonjour Daphné, peux-tu nous raconter quel a été ton parcours professionnel jusqu’à ta réinvention professionnelle ?

  • 1ère expatriation: la France

capture-decran-2016-10-17-a-12-25-44Travailler a toujours été une priorité pour moi. Je suis arrivée à Paris avec mon diplôme d’ingénieure de l’école Polytechnique de Montréal. N’ayant aucune expérience professionnelle, et voulant faciliter mon intégration en France, j’ai commencé par une année d’études à l’IAE de Paris. Suite à ces études, j’ai pu effectuer un stage chez l’Oréal mais j’ai choisi, lors de mon premier CDI, de travailler dans une société de conseils québécoise à Paris. Après 2 ans et demie dans cette entreprise, j’ai postulé chez l’Oréal car j’avais envie de travailler sur des objets concrets, de créer des produits, de jouer avec les couleurs, le packaging.

  • 2ème expatriation: l’Inde

capture-decran-2016-10-17-a-12-26-19J’ai profité de ma 2e expatriation, à New Delhi cette fois, pour tester d’autres métiers. J’ai commencé par une formation avec le CNED pour devenir professeur de FLE , profession que j’ai exercée par la suite à l’ambassade du Canada. C’était en fait très loin du métier qui me passionnait. J’ai été embauchée par la suite dans une entreprise de produits laitiers cette fois-ci, en tant que directrice marketing. C’était bien mais je n’étais toujours pas satisfaite. Je suis donc devenue Business development manager dans une clinique de kiné toujours à Delhi.

C’est là que je me suis dit que je devais tout arrêter et trouver un métier que j’avais choisi plutôt que de sauter sur des opportunités de travail qui ne me correspondaient pas. J’ai suivi une formation de décoratrice d’intérieur.

 

EV :  Pourquoi avoir décidé à ce moment là de changer de projet professionnel?

J’avais envie d’être plus libre dans mon travail, de pouvoir être plus indépendante et autonome. Je ne me voyais pas avoir le même métier toute ma vie, j’avais besoin de changement.

 

EV : Quelle formation à distance as-tu choisi de suivre pour devenir décoratrice d’intérieur ?

J’aurais bien aimé choisir une formation à New Delhi car je trouve que c’est un excellent moyen de s ‘intégrer dans un pays, mais lorsque j’ai choisi d’étudier la décoration intérieure, je n’avais plus assez de temps sur place pour la terminer. Comme nous étions amenés à encore nous expatrier, j’ai opté pour une formation à distance en France.

capture-decran-2016-10-17-a-12-24-35Je me suis inscrite au cours de décoration d’intérieur de Lignes et Formation.   C’est une formation flexible, à laquelle on peut s’inscrire tout au long de l’année et il n’y a aucun rythme d’imposé, seulement celui de finir en 3 ans. La formation est scindée en modules, après chaque module un projet est à faire parvenir au professeur et celui-ci note le devoir et donne son appréciation.

La formation consiste à des cours sous forme de « fascicules » ou en format numérique, des vidéos « savoir-faire », des activités e-learning et des tutoriels vidéos.

C’est une formation très riche et complète mais il faut être extrêmement autonome, savoir gérer son temps et surtout s’auto-motiver.

Durant cette formation,  j’ai déménagé de l’Inde vers l’Australie.

 

EV :  Une fois ton diplôme de décoratrice d’intérieur en poche, quel projet professionnel as-tu développé?

capture-decran-2016-10-17-a-12-55-14J’ai créé mon entreprise de décoration intérieure à Sydney. J’avais envie de travailler à ma manière avec un degré d’autonomie maximale. J’offre mes services aux expatriés à travers le monde car je me suis rendue compte que c’était une population qui avait tendance à négliger son intérieur. Se sentir bien chez soi devrait pourtant être une priorité lorsqu’on arrive dans une nouvelle ville ou un nouveau pays! Je travaille beaucoup à distance, c’est-à-dire que mes clients sont expatriés dans d’autres pays.

J’interviens sur des projets de rénovation, d’aménagement et de décoration et je propose 3 types de services:

  • 1- Conseil décorations: couleurs à harmoniser, disposition des meubles, aménagement, achat, luminosité, etc
  • 2- Conception du projet déco: sous forme de dossiers, projet de décoration complet, comprenant selon vos besoins un plan de l’existant, des plans d’aménagement, des croquis, des 3D, des planches tendances, des planches matériaux, une sélection de mobiliers et accessoires, une liste shopping et un carnet d’adresse.
  • 3- Clé-en-main: Après la conception, accompagnement et suivi du projet avec l’entrepreneur et les artisans ainsi qu’achats de mobiliers et accessoires.

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EV : Comment crée-t-on une entreprise en Australie ? Est-ce facile ?

J’ai créé « Daphné Décor&Design » lorsque j’étais encore étudiante, un an après mon arrivée en Australie. J’avais envie très rapidement de faire des projets concrets et de sauter dans le vif du sujet!

DossiersCréer son entreprise en tant que « Sole trader » (entreprise individuelle) est une démarche très simple en Australie. Il suffit d’obtenir 2 enregistrements, le TFN( Tax File Number) et l’ABN (Australian Business Number). , ces 2 enregistrement se font en ligne sur internet.

Les frais de créations d’entreprises sont très minimes en Australie et l’on ne paye pas d’impôts tant qu’on n’a pas atteint un certain revenu. La création d’une entreprise en Australie est donc très peu risquée lorsqu’on n’a pas d’investissements à faire.

Un conseil? Ce n’est pas parce que c’est simple de créer son business en Australie que c’est plus facile d’en vivre . Comme dans tous les pays, il faut y mettre de la volonté et beaucoup d’efforts pour que le projet aboutisse vraiment.

 

EV : D’ici juin 2017, vous allez plier bagages, direction la France. Comment prévois-tu de poursuivre ton activité de décoratrice d’intérieur ?

capture-decran-2016-10-17-a-12-25-44Eh oui, retour à Paris! Je vais continuer à travailler pour les expatriés mais cette fois-ci en les accompagnant dans leurs projets de rénovation, d’aménagement et de décoration en région parisienne. D’ailleurs, le changement est déjà en train de se faire car je travaille aujourd’hui sur un projet de rénovation d’appartement à Paris pour des expatriés basés à l’étrange. La conception, c’est-à-dire la mise en place des idées, des planches tendances, des plans de réaménagement, etc peut très bien se réaliser à distance et les travaux sont prévus dans quelques mois dès mon retour sur Paris!

 

Si vous souhaitez en savoir plus sur Daphné :

 

Interview réalisée par Blandine Lavaux