Claire: de la fonction Supply Chain à coach chez Expat Communication

ClaireAladel1La carrière professionnelle au retour d’expatriation, un casse-tête ? Claire, dans cette interview, témoigne de son parcours atypique et de son passage du salariat au travail indépendant. Elle est aujourd’hui coach spécialisée dans l’expatriation chez Expat Communication

EV : Bonjour Claire, peux-tu nous raconter les débuts de ton parcours professionnel?

C.A.: Après une formation en école de commerce spécialisation logistique, j’ai poursuivi avec un DESS en affaires internationales. J’ai travaillé pendant 13 ans à des fonctions de supply chain, logistique et service client dans plusieurs groupes internationaux. J’ai ensuite voulu changé car j’avais besoin de libérer plus de temps pour moi et pour ma vie de famille. J’ai donc choisi de me mettre à mon compte pendant 2 ans en tant que consultante dans la Supply Chain. Après 15 ans dans ce domaine, j’ai eu envie de changement, de recherche de davantage de sens pour moi. J’ai fait un bilan de compétence et je me suis orientée dans le développement durable. J’ai alors rejoint la direction développement durable d’un groupe immobilier pour y mettre en place les stratégies carbone et habitat plus sain. Même si cette mission était très intéressante, je ne me sentais pourtant pas comblée. C’est à ce moment que je me suis reconnectée à ma passion de toujours : les voyages. En phase avec mon mari, nous avons décidé de partir vivre à l’étranger avec nos trois filles. Nous avons choisi Kuala Lumpur en Malaisie pour sa qualité de vie. Dès l’arrivée, j’ai adoré l’endroit !

EV : Comment s’est passée cette arrivée en Malaisie?

C.A.: Concernant ma vie professionnelle, je ne voulais pas être inactive ayant toujours travaillé mais ne voulais pas non plus être salariée pour garder un meilleur équilibre de vie. Dès la première année, j’ai travaillé en free-lance pour proposer aux expatriés mes services pour rechercher un appartement à Paris. Je travaillais à temps partiel et j’étais investie en parallèle dans l’association francophone de Malaisie. J’ai également monté un atelier de peinture. En fait, j’ai renoué avec les choses qui me plaisaient.

Au cours de la deuxième année, j’ai rencontré de nombreuses conjoints d’expats qui cherchaient leur voie et plusieurs avaient fait une école de coaching. Un jour une amie est venue me voir en me disant que cette formation était faite pour moi et qu’il fallait absolument que je la tente. C’était assez étrange car c’était soudain et en dehors de mon domaine d’activité mais après 24h de réflexion j’ai eu un déclic. Je lisais beaucoup de livres sur le développement personnel et c’est un sujet qui me passionnait depuis longtemps. J’ai donc choisi de faire la formation de coaching, partant du principe que c’était une occasion à saisir sans vraiment savoir ce que j’en ferai ensuite.

EV : Comment s’est déroulée la formation de coaching?

C.A.: Les débuts ont été très durs car il y avait beaucoup de théorie et tout était en anglais. Au final ça a été une super expérience qui m’a aussi permis de rencontrer de nombreux malaisiens.

EV : Comment as-tu rejoins Expat Communication?

logo-expat-com-rond - CopieC.A.: J’ai commencé à coacher, et j’ai eu une révélation : c’était passionnant, une sensation que j’avais rarement expérimenté avant. J’ai donc décidé d’en faire mon métier et de lier le coaching à l’expatriation. Au retour en France, j’ai eu l’opportunité de rencontrer Corinne Tucoulat d’Expat Communication lors d’un stage « Réussir son retour en France ». J’ai eu toute de suite envie de rejoindre cette équipe où j’ai senti que je pourrai partager une passion et des valeurs communes. C’est comme ça qu’a commencé ma reconversion vers mon métier de coach spécialisée dans l’expatriation.

EV : Maintenant tu as donc trouvé ta voie mais j’imagine que ça n’a pas été aussi simple que ça en a l’air…

C.A.: J’ai mis du temps en effet à trouver ma voie. J’ai tâtonné, expérimenté plusieurs métiers. Il m’a fallu beaucoup d’étapes pour trouver un bon équilibre de vie et pour trouver le sens que je cherchais. Je retiens l’importance d’essayer différentes choses, d’écouter les signes qui se présentent à nous et d’être attentif à ce qui nous anime profondément.

EV : Quel conseil donnerais-tu aux expatriés et aux conjoints pour leur vie professionnelle en expatriation ?

C.A.: Ce qui m’a beaucoup aidé pour concrétiser mes projets pendant l’expatriation, c’est la force de la communauté expatriés. Il y a une vraie d’entraide et un vrai rôle de support du réseau. Il faut puiser là-dedans et se faire des contacts variés, aller voir des associations, rester dynamique. La communauté est en perpétuelle effervescence, c’est très stimulant pour se réinventer.