2 ans d’exploration et de liberté qui ont donné naissance à Parents du 21ème siècle

Photo Magali BBEn 2014, mon poste au sein d’un grand groupe a été supprimé dans le cadre d’un plan de restructuration. Ce n’était pas complètement une mauvaise nouvelle, car après une dizaine d’années en entreprise, je savais très précisément ce que je ne voulais plus faire, tout en me sentant riche d’une expérience qui me manquait 10 ans plus tôt pour voler de mes propres ailes.Mais, ce que je voulais faire restait parfaitement flou et je n’avais aucun projet concret, prêt à mettre en œuvre immédiatement. Période stimulante et angoissante à la fois.

« Je me suis d’abord autorisé une période d’exploration pendant 3 mois »

J’ai rencontré des dizaines de personnes, avec pour fil conducteur « si je suivais mes rêves, où est-ce que cela m’amènerait ? ». Et là, en m’autorisant à rêver et en me retournant sur mes multiples expériences bénévoles, une évidence m’a sauté aux yeux : l’éducation ! Plus précisément un engagement déjà réel au service de la réussite et de l’épanouissement des enfants à l’école.

Pendant les 3 mois suivants, je suis allée à la rencontre de professionnels de l’éducation et je me suis formée à une multitude de pédagogies récentes, dans une direction : peut-on faire en sorte que plus d’enfants réussissent à l’école ? Peut-on rendre le travail et la vie à l’école plus épanouissants ?

Et c’est là qu’est arrivée la nouvelle de notre expatriation pour 2 ans en Malaisie !!!

Je l’ai immédiatement vue comme une formidable opportunité, une possibilité qui ne se présenterait peut-être qu’une fois dans ma vie : pendant 2 ans, j’allais pouvoir choisir mes expériences professionnelles, non pas en fonction de leur rémunération, mais en fonction de leur intérêt pour la construction de mon projet.

Quand nous sommes arrivés en Malaisie, mon projet professionnel était loin d’être abouti. En revanche, j’étais prête à saisir toutes les opportunités qui se présenteraient dans mon domaine, quelque soit la forme (emploi salarié, bénévolat, création d’entreprise, formation…). Et elles n’ont pas tardé à se présenter !

L’école où nous avons scolarisé ma fille aîné s’est avérée être l’exacte incarnation de l’école idéale – pour la réussite et l’épanouissement des enfants – que m’avaient présentée les experts que j’avais rencontré en France. Ce n’était plus un rêve lointain, elle était là, sous mes yeux ! 2 mois après notre arrivée, alors que nous étions encore dans les cartons, j’ai commencé à y travailler bénévolement et à apprendre, apprendre, apprendre sur un concept encore quasi-inconnu en France, mais déjà fortement ancré dans les pays anglo-saxons : « l’éducation du 21ème siècle ».

Et puis à l’été, de retour en France pour les vacances, une amie m’a soufflé l’idée qui allait occuper ma 2ème année d’expatriation : « et si tu créais une plateforme Internet sur laquelle tu rendrais accessible aux parents l’approche et les outils auxquels tu t’es formée ? Tu pourrais proposer une partie gratuite, sous forme d’articles, de vidéos… et une partie payante pour les parents qui veulent aller plus loin ? »

3 semaines de réflexion plus tard, le projet était lancé !

Copie Logo Parents 21ème siècle

Et depuis un an, j’ai le plaisir chaque jour de :

  • partager avec des centaines de parents tout ce que j’ai appris et qui peut aider leur enfant. Je suis sur le point de fêter les 1.500 abonnés (gratuits) à Parents du 21ème siècle
  • découvrir et m’intégrer dans le monde entrepreneurial d’Internet, qui m’était totalement étranger jusque là
  • lire des dizaines d’articles, de livres sur le domaine qui me passionne. Et travaillant au quotidien avec des américains, mon niveau d’anglais a considérablement progressé depuis 2 ans, ce qui me permet maintenant de lire indifféremment dans les deux langues.

Une année qui aura été riche aussi sur le plan personnel, avec la naissance de jumeaux en mars dernier qui dorment à l’heure où j’écris ces lignes 😉

Grâce à cette expatriation, j’ai le sentiment de m’être développée professionnellement en 2 ans comme en 10 ans si j’étais restée dans une trajectoire linéaire. Et quand je rentrerai en France en septembre prochain, mon entreprise aura déjà un an d’existence, la partie payante qui me permettra de travailler durablement à ce projet sera prête à lancer !

Pour que mon expérience soit utile à d’autres, j’aimerais en tirer 2 conseils :

  1. Profitez de l’expatriation pour explorer vos rêves !

Par une coïncidence d’agendas, j’ai pu faire cette exploration avant de partir. Si vous n’avez pas eu le temps avant, faites-le pendant. Si vos interlocuteurs sont en France, la distance n’est plus un problème grâce à Skype, WhatsApp ou Messenger ! Pas besoin d’un large carnet d’adresses : j’ai commencé par revoir une amie, qui m’a envoyée chez 3 contacts puis chacun chez 3 nouveaux contacts etc… Pour se former, les MOOC sont accessibles partout dans le monde 😉 Et s’il est parfois difficile d’obtenir un permis de travail, les expériences bénévoles sont possibles partout.

  1. L’expatriation vous offre 2 libertés extraordinaires

Elles ne se présenteront peut-être qu’une fois dans votre vie : la liberté de votre agenda et la liberté financière de faire ce que vous voulez. Alors, foncez !!

Et ne vous inquiétez pas qu’à l’issue de l’expatriation, votre projet ne soit pas complètement abouti ou viable financièrement ou transposable en France. Vous rentrerez riche d’une nouvelle expérience, vous vous serez développée professionnellement, vous aurez acquis de nouvelles compétences, vous aurez surmonté des peurs ou blocages qui vous empêchaient de vous lancer… Que vous cherchiez un job dans votre ancien domaine ou dans celui que vous avez exploré en expatriation, cela fera toute la différence pour vos prochains entretiens de recrutement 😉

Magali Bouidène-Briand, fondatrice de Parents du 21ème siècle

 

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